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BARCELONA

Construire ensemble un internationalisme progressiste

ALLIANCE PROGRESSISTE À LA MOBILISATION PROGRESSISTE MONDIALE

Barcelone, 17–18 avril 2026

 

Quelque chose a changé à Barcelone. On le ressentait dans les sessions — non pas de la façon dont les atmosphères de conférence tendent à se réduire à la performance, mais dans le soin avec lequel les gens choisissaient leurs mots. Les dirigeants et délégués réunis les 17 et 18 avril 2026 n’étaient pas là pour célébrer. Ils étaient là parce que le moment l’exigeait. La montée de l’autoritarisme. Un ordre multilatéral soumis à des pressions délibérées. Des guerres qui ont déplacé des millions de personnes. Une crise climatique qui n’attend pas le consensus. Ce n’étaient pas des points à l’ordre du jour. C’était l’air de la salle. Les progressistes se sont réunis à Barcelone pleinement conscients de ce qui est en jeu, et plus déterminés que jamais à faire ce que notre mouvement est depuis longtemps appelé à faire de mieux : être à la hauteur du moment, ensemble.

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), sous la direction du Premier ministre Pedro Sánchez, a choisi d’accueillir ce rassemblement à un moment où le gouvernement progressiste espagnol est devenu, pour beaucoup, le symbole de la possibilité toujours vivante du progrès démocratique et social — ce qui revient à dire que l’Espagne elle-même constituait une déclaration politique pour le plus grand rassemblement de notre mouvement depuis des décennies. Hana Jalloul, Secrétaire aux affaires internationales du PSOE, a rendu possible la coordination entre toutes les organisations et des dizaines de cultures politiques. L’AP lui en est sincèrement reconnaissante.

Le Parti des socialistes européens (PSE), sous la direction de Stefan Löfven et de Giacomo Filibeck, a apporté le poids institutionnel et la rigueur qu’exige un forum de cette envergure. La direction de l’Internationale Socialiste (IS) a incarné la longue tradition de ce que signifie la solidarité internationale telle qu’elle s’est pratiquée au fil des générations. Global Progress Action (GPA), sous la direction de Johan Hassel, directeur de GPA au Center for American Progress (CAP), a apporté une dimension stratégique et transatlantique à la mobilisation — un partenariat qui en a élargi la portée et l’ambition.

L’AP est également reconnaissante envers les Femmes du PSE pour un partenariat construit ensemble afin de rendre le leadership féministe visible et soutenu. Et envers la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), dont la co-organisation des panels substantiels de l’AP a permis de réunir autour d’une même table, pour une même conversation, des dirigeants de partis de différents continents. Ces partenariats produisent un travail politique concret et nous n’y renonçons pas.

L’AP publie ce rapport parce que ses membres méritent un compte rendu honnête de cet engagement mondial récent. Avant Barcelone, nous avons déclaré publiquement ce que nous entendions faire et pourquoi. Ce rapport revient sur cet engagement — là où nous avons tenu nos promesses, là où nous avons été en deçà, et ce que nous portons désormais en avant. Le progrès, comme l’ont écrit Pedro Sánchez et Stefan Löfven aux participants après le forum, n’est ni automatique ni garanti. Cette observation nous concerne autant que quiconque.

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