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Le gouvernement et l’OMS ont bloqué les chiffres sur la réalité du coronavirus en Guinée équatoriale

Par Convergencia Para La Democracia Social (CPDS), Guinea Ecuatorial

Malabo, 30 juillet 2020

Le gouvernement et l’OMS restent au point mort en ce qui concerne les chiffres sur la réalité du coronavirus en Guinée équatoriale.  A cet égard, le vice-ministre de la Santé, Damaso Mitoha Ondo, a justifié la dissimulation de données par le gouvernement le 27 juillet dernier auprès des médias, car “certains milieux motivés par d’autres ambitions tentent de manipuler ou d’influencer l’opinion publique en profitant des bonnes intentions du gouvernement et du Comité technique”. Entre-temps, la mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée équatoriale a continué à publier les données après que le gouvernement ait décidé de ne plus les publier régulièrement, mais l’OMS a également cessé de les mettre à jour le 24 mai et a expulsé son représentant résident, le Dr M. M. M. M., du pays.  Mais l’OMS a également cessé de les mettre à jour le 24 mai et a expulsé son représentant résident, le Dr Triphonie Nkurunziza, du pays à la demande du gouvernement le 26 mai, laissant la population dans l’ignorance totale de la réalité de la contagion dans le pays jusqu’au 15 juillet, date à laquelle, dans un rapport conjoint intitulé SITREP n° 30, le ministère de la Santé de Guinée équatoriale et l’OMS ont apparemment décidé de reprendre la publication des chiffres du COVID-19 dans notre pays, indiquant que le nombre total de cas confirmés était alors de 2. Ces chiffres étaient inférieurs à ceux que le gouvernement lui-même avait déclaré par intermittence comme réels, et le plus surprenant dans cette présentation est que l’OMS les a acceptés cette fois-ci comme crédibles ( https://covid19.who.int/region/afro/country/gq ), un fait que le CPDS a critiqué dans une déclaration publiée le 19 juillet.

Depuis lors, la publication des données n’a pas continué, en fait, à la même date, le site web Worldometers, qui contient les chiffres officiels du gouvernement de Guinée équatoriale (https://www.worldometers.info/coronavirus/country/equatorial-guinea/ )

attribués au pays : 3 071 cas confirmés et 51 décès. Il s’agit d’une différence de 721 cas par rapport à l’OMS.

Les tableaux de l’original montrent les écarts entre les données traitées par l’OMS (dernières mises à jour : 24/05 et 17/07) et celles figurant sur la page Worldometers (dernière mise à jour le 03/07).

Dans ce formidable gâchis, et alors que Mme Mary Stephens, experte du bureau régional de l’OMS en Afrique, avertit que le pic de la pandémie est encore à venir en Afrique, notre vice-ministre de la santé, Damaso Mitoha Ondo, déclare que la courbe de contagion en Guinée équatoriale a atteint son pic le 5 juin et a commencé à diminuer le 15 du même mois.

De toute évidence, il est difficile d’arriver à une courbe épidémiologiquement valable et illustrative de la réalité avec les chiffres disparates fournis par les sources de données disponibles. Dans ces circonstances, de quelle courbe parle le membre du gouvernement guinéen ? Quelles données ont été utilisées pour construire la courbe ? Une courbe peut-elle être construite avec une telle richesse de données ? Une telle courbe peut-elle être rendue publique afin que tout le monde puisse la voir, et les épidémiologistes du gouvernement guinéen peuvent-ils expliquer comment ils ont construit leur courbe ?

Convergence pour la Social Démocratie suit avec beaucoup d’attention et d’inquiétude les déclarations du gouvernement sur l’évolution de la situation des infections et des décès dus au nouveau coronavirus en Guinée Equatoriale et espère que le gouvernement s’accordera avec l’OMS sur la réalité de la pandémie afin de fournir des informations fiables et crédibles à la population de Guinée Equatoriale et au monde international, car le sérieux et la crédibilité des deux sont en question.